Où vont les souvenirs quand ils sont traités… et quand ils ne le sont pas ?
- Marion Tron

- 13 janv.
- 3 min de lecture
Comprendre la mémoire traumatique et le rôle du corps
Certaines expériences laissent des traces qui dépassent la simple mémoire.Vous pouvez savoir que « c’est du passé », et pourtant sentir votre corps réagir comme si l’événement était encore là : cœur qui s’emballe, gorge nouée, tensions, émotion soudaine.
Ce phénomène porte un nom : la mémoire traumatique.Voici ce que la science nous apprend, expliqué simplement.

Comment un souvenir est normalement traité
Lorsqu’un événement est vécu dans un contexte suffisamment sécurisant, le cerveau suit un processus naturel :
l’expérience est vécue
l’émotion est ressentie
l’information est triée
le souvenir est classé dans la mémoire du passé
Le rôle de l’hippocampe
L’hippocampe joue un rôle central.On peut l’imaginer comme un bibliothécaire : il range les souvenirs, leur donne une place, une temporalité.
Quand tout fonctionne bien, vous pouvez repenser à un événement sans que votre corps ne se mette en alerte.Le souvenir est intégré.
Le rôle du système parasympathique : la clé de la digestion émotionnelle
Pour que ce travail se fasse, le corps doit être dans un état particulier :l’activation du système nerveux parasympathique.
C’est le système de :
l’apaisement
la récupération
la digestion
la sécurité intérieure
Lorsque ce système est actif, le message interne est clair :« Je suis en sécurité, je peux intégrer ce que je vis. »
C’est dans cet état que le cerveau peut digérer les souvenirs.
Quand le souvenir n’est pas traité : le mode survie
Lors d’un choc, d’un stress intense ou répété, le corps bascule en mode survie.
le système sympathique (alerte, fuite, combat) prend le dessus
l’hippocampe fonctionne moins bien
l’amygdale (centre de l’alarme) s’active fortement
👉 Le souvenir n’est pas classé.Il reste brut, non digéré.
Une image simple
Imaginez un dossier important posé sur votre bureau, jamais rangé.À chaque situation qui lui ressemble, le dossier se rouvre automatiquement.
C’est pour cela que le corps peut réagir avant la tête.
Exemple concret
Souvenir intégré
Vous repensez à un événement difficile :
vous savez que cela a été éprouvant
une émotion peut apparaître
mais vous restez ancré·e dans le présent
👉 Le souvenir est digéré.
Souvenir non intégré
Une situation actuelle déclenche :
une montée d’angoisse
une tension corporelle
une émotion intense et soudaine
👉 Le système nerveux croit que le danger est encore là.
La sophrologie comme thérapie recouvrante
Dans ce contexte, la sophrologie joue un rôle fondamental de thérapie recouvrante.
Elle n’a pas pour objectif de :
revivre les événements
forcer la libération émotionnelle
analyser le passé
Elle intervient dans l’instant, pour :
apaiser le système nerveux
activer le parasympathique
contenir l’émotion
ramener une sensation de sécurité
Le « câlin » au système nerveux
On peut voir la sophrologie comme un câlin intérieur :
une enveloppe
une présence
un soutien
Quand l’émotion déborde, la sophrologie aide à ne pas être submergée, à rester présent·e, ancrée, soutenue.
👉 Elle recouvre, elle stabilise, elle sécurise.
La libération émotionnelle : digérer le souvenir
Une fois que le système nerveux est suffisamment apaisé et sécurisé, un autre travail peut devenir possible :celui de la digestion du souvenir.
Les approches de libération émotionnelle (comme l’EMDR) permettent alors :
de retraiter l’information
de relier le souvenir au passé
de réduire la charge émotionnelle associée
Mais ce travail ne peut se faire que si la sécurité est présente.
👉 On ne libère pas un souvenir dans un corps en alerte.
👉 On sécurise d’abord, on digère ensuite.
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Si vous avez le sentiment que votre corps réagit malgré votre compréhension,si certaines émotions surgissent sans prévenir, ou si vous ressentez le besoin d’un espace pour vous poser, vous contenir et vous apaiser,
👉 la sophrologie peut être une première étape essentielle et sécurisante.
👉 la libération émotionnelle par les mouvements oculaires permet de digérer certains souvenirs;
au cabinet le mardi au Pouliguen (ou les autres jours chez vous)

Téléphone : 07.82.88.27.74
cabinet : 4A boulevard du Général de Gaulle 44500 LE POULIGUEN
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